Nos aînés 

Témoignages d'aînés

Clara Blacksmith nous parle des adoptions selon les coutumes autochtones

1. Pouvez-vous nous expliquer ce qu'est selon vous l'adoption selon les coutumes autochtones?

Voici comment je vois ça et ce que j'en comprends... J'ai élevé un enfant moi-même, parce qu'on ne s'en occupait pas vraiment bien ailleurs. J'ai appris par moi-même et c'est comme ça que j'ai découvert comment élever mes enfants. J'ai élevé ce garçon toute seule. Je ne l'ai pas élevé pour qu'il soit à moi indéfiniment. Je n'ai jamais entendu parler de l'adoption selon les coutumes autochtones, je sais seulement ce que j'ai vu et expérimenté. Je n'ai jamais rien entendu à ce sujet, ni de mes parents ni de personne d'autre.

2. Connaissez-vous des enfants qui ont été adoptés selon les coutumes autochtones? Si oui, pendant combien de temps ont-ils été dans leur famille adoptive?

Je sais que des enfants ont été élevés selon nos coutumes et nos traditions. Dans mon cas, je ne suis pas allée beaucoup à l'école, mais j'imagine que ceux qui y sont allés ont appris à élever des enfants selon la tradition crie. C'est vrai que Jimmy Neeposh a été élevé selon la coutume. Je me souviens de lui. Je suis plus vieille que lui et je l'ai connu parce qu'on a vécu avec lui. Je me souviens de ce qu'il lui arrivait. La défunte femme de George Icebound a déjà été dans une famille adoptive aussi, comme Jimmy. Je connaissais Jimmy et je sais ce qui lui était arrivé. Il a trouvé une personne qui pouvait bien s'occuper de lui, même quand il était un jeune homme.

3. À votre connaissance, pourquoi certaines personnes pratiquent-elles l'adoption selon les coutumes autochtones?

Je n'en vois pas beaucoup aujourd'hui. Je ne pense pas qu'on s'occupe beaucoup des enfants, comme dans le temps. Je ne vois pas les enfants être élevés comme je l'ai été. Je ne vois pas beaucoup de parents appliquer les vieilles méthodes traditionnelles avec leurs enfants. Je pense que ça a à voir avec la façon d'éduquer les enfants.

4. Selon vous, est-ce que les pratiques traditionnelles que vous connaissez bien sont les mêmes qu'avant?

Les grands-parents élevaient beaucoup de leurs petits-enfants, parce qu'ils étaient de bons enseignants. C'est vrai que les enfants étaient retirés des maisons où il y avait de mauvais modes de vie. Dans mon temps, les gens ne buvaient pas autant qu'aujourd'hui. Aujourd'hui, on retire les enfants de leur famille quand des choses aussi mauvaises se passent à la maison. Par exemple, certains parents ont des préférés parmi leurs enfants. Certains sont laissés à eux-mêmes et d'autres sont préférés. J'ai vu ça se produire. Jackie Happyjack est un exemple. Je me souviens quand il était rejeté dans sa famille. Il était traité comme ça. Les parents faisaient parfois du favoritisme parmi leurs enfants.

5. Selon vous, depuis les dix dernières années, ces pratiques ont elles diminué, augmenté ou sont elles restées les mêmes?

Je ne pense pas qu'elles aient changé. Ça reste à peu près pareil. C'est à cause de comment les choses se passent dans la réserve. Il y a beaucoup d'abus d'alcool et de drogue. Les gens négligent leurs enfants ou les laissent seuls à la maison. C'est probablement pour ça. Plus il y a de problèmes, ou plus les gens consomment de l'alcool ou de la drogue, pire est la situation des enfants.

6. Pensez-vous que ces pratiques traditionnelles sont reconnues par le gouvernement du Québec?

Je pense que le gouvernement devrait reconnaître que, après tout, on vit au Québec et c'est de là qu'on vient. Le gouvernement ne veut même pas reconnaître que nous sommes ici ou que nous venons d'ici. De toute façon, on ne peut pas aller ailleurs.

7. Si elles sont reconnues, croyez-vous que ces pratiques augmenteront, diminueront ou resteront les mêmes?

Si le gouvernement voyait les choses de la bonne façon, on se développerait ou on continuerait d'avancer. Je pense que le gouvernement ne veut pas nous voir. C'est sûr que les choses bougeraient un peu s'il nous reconnaissait.

8. Dans le système québécois actuel, les services sociaux évaluent les parents qui veulent adopter un enfant. Croyez-vous que les services sociaux devraient participer au processus d'adoption selon les coutumes de vos communautés? Pourquoi?

Les services sociaux devraient demander de l'aide s'ils veulent eux-mêmes aider. Ils devraient demander aux aînés comment ils ont élevé leurs enfants. Ce qu'ils font aujourd'hui, sortir les enfants des foyers où il y a de l'alcool, ce n'est pas la bonne manière de faire. On dirait qu'ils encouragent les parents à boire quand ils placent les enfants ailleurs. Les parents font la fête et les services sociaux prennent leurs enfants. Quand la fête est finie, les parents reprennent leurs enfants. Les parents devraient plutôt payer pour les soins donnés à leurs enfants pendant qu'ils boivent. Les parents devraient payer pour l'hébergement, pas les services sociaux. On dirait qu'ils aident plus les parents que les enfants. C'est un peu comme un service de gardiennage, et je pense que les parents devraient payer. C'est comme ça... ils reçoivent un appel quand les enfants doivent retourner chez eux ou quand la fête est finie... ils appellent et ils récupèrent leurs enfants. Je n'accepte pas ça, et je n'approuve pas cette situation. On dirait que les services sociaux ne font qu'aider les parents à faire la fête. C'est comme ça que je vois les choses. C'est la même chose pour le programme de la protection de la jeunesse. Ils viennent chercher le jeune parce qu'il est mineur... généralement ce sont les parents qui demandent ce service. Ils viennent le chercher et habituellement on ne l'aide pas vraiment parce qu'il recommence. Ce qui me dérange, c'est qu'ils n'aident pas l'enfant et ils n'améliorent pas la situation. On dirait qu'avec leur aide la situation empire. On dirait que ce sont toujours les mêmes jeunes que la protection de la jeunesse vient chercher. Quand ils reviennent, ils retombent dans les mêmes problèmes qu'avant... comme se faire prendre à casser des vitres. Ce sont les mêmes jeunes. Ils ne font rien pour eux... ils ne leur donnent d'assistance ni un lieu d'hébergement où ils pourraient être aidés.

9. Savez-vous s'il y a ou s'il y a déjà eu des adoptions légales en vertu du système québécois au sein de votre communauté?

Je n'ai eu connaissance d'aucune.

10. Savez-vous s'il y a plus d'adoptions selon les coutumes autochtones ou plus d'adoptions légales au sein de votre communauté? Est-ce que le nombre d'adoptions augmente, diminue ou reste stable?

Je pense que ça reste pareil. On voit, ou plutôt je vois à quel point les enfants et les jeunes n'aiment pas rester dans la forêt. Quand ils étaient plus jeunes, oui, ils allaient dans la forêt, mais de moins en moins à mesure qu'ils vieillissent. Nos enfants et nos jeunes perdent ça.

Même si le gouvernement du Québec apporte de l'aide, il y a quand même des changements. Ça n'augmenterait pas. Je veux dire que le nombre d'adoptions traditionnelles resterait semblable même si le gouvernement le reconnaissait.

11. Y a-t-il quelque chose que vous voudriez dire ou ajouter?

Je vois beaucoup d'enfants et de jeunes qui ont des ennuis. Beaucoup de parents ne les éduquent pas assez. Quand on sort les enfants des maisons pendant que les parents font la fête et qu'on les ramène ensuite chez eux, on n'améliore pas la situation. Les parents continuent d'abandonner leurs enfants parce qu'ils connaissant le système et qu'ils ne veulent pas changer. Les jeunes vont trouver vraiment très difficile d'être laissés aux soins d'un aîné, parce qu'ils sont déjà insouciants et rebelles. Parce que les attitudes et les comportements changent, ça va être difficile de garder les jeunes ou les enfants dans la forêt.

Peut-être que plus jeunes, c'est plus facile de les garder dans la forêt. Les enfants, même les plus jeunes, sont quand même laissés à eux-mêmes ou négligés.

J'ai élevé quatre enfants toute seule. J'ai eu trois garçons et une fille. Je n'étais pas mariée quand j'ai élevé le premier. C'est vrai qu'on buvait quand on était jeunes, mais je peux affirmer honnêtement qu'on n'a jamais abandonné ou négligé nos enfants. Aussi, on n'avait pas de services sociaux dans notre temps. On ne les voyait pas faire ce qu'ils font aujourd'hui quand leurs parents laissent leurs enfants seuls. Ce n'était pas facile, c'était dur d'élever un enfant dans mon temps. Sans vouloir me vanter, la police ne s'est jamais présentée pour rapporter un délit ou un problème de comportement chez nos enfants. On ne venait jamais nous voir en nous disant que nos enfants étaient déplacés ou dans le pétrin. J'imagine que c'est parce que j'étais sévère. J'ai été souvent seule avec mes enfants. Mon mari était parti travailler et je gardais mes enfants près de moi.

Je n'ai rien reçu pour mes propres enfants. Quand j'ai élevé Gilles, j'ai reçu des paiements, même si je ne l'ai jamais su au début. Il était encore un bébé quand mon beau-père me l'a amené un jour. Gilles vivait dans un très mauvais milieu. Il était négligé et personne ne s'occupait de lui. On l'a donc gardé tout ce temps et il a grandi dans notre famille. Les parents n'ont jamais rien dit ni rien fait à ce sujet. On a entendu parler des services sociaux seulement quand on est retournés à Miquelon. On a appris que, grâce aux services sociaux, on pouvait recevoir de l'aide financière et on l'a acceptée. Les services sociaux nous ont aidés, mais ce sont les aînés qui ont pris Gilles et qui nous l'ont confié. Les parents n'ont jamais rien dit ni rien fait à ce sujet. Gilles était malade et a été à l'hôpital de Lasarre. Sa maladie a été causée par le froid pendant qu'il était négligé et que personne ne s'occupait de lui. Encore aujourd'hui, il nous rend visite, il nous appelle maman et papa et pour ses enfants, nous sommes des grands-parents. Nous sommes toujours en contact avec la famille. Ils viennent nous voir et nous demandent aussi de l'argent...(Clara en rie).

Wally et Emma Saganash nous parlent des adoptions selon les coutumes autochtones

1. Pouvez-vous nous expliquer ce qu'est selon vous l'adoption selon les coutumes autochtones?

Et bien, c'est comme ça que j'ai élevé quelques enfants. On n'avait pas besoin de couches quand j'élevais des enfants. Je n'ai jamais été chercher un enfant. Souvent, on nous a amené des enfants et on me demandait si je pouvais m'en occuper. On me disait que je ne les garderais pas longtemps, mais tous les enfants sont finalement restés pendant un très long moment. C'est ce qui s'est passé pour à peu près tous les enfants qu'on nous a apportés.

2. Connaissez-vous des enfants qui ont été adoptés selon les coutumes autochtones? Si oui, pendant combien de temps ont-ils été dans leur famille adoptive?

On nous a apporté Alex. Sa mère était malade. J'ai gardé Alex Blacksmith et il est resté pendant seulement deux ans. C'est l'enfant que j'ai gardé le moins longtemps. Ensuite, j'ai pris Alice Saganash, qui est restée de façon permanente avec moi. Elle est même enregistrée sous notre nom. Je les gardais pour faire le bien. J'ai aussi pris sous ma charge Clifford Gull et James Saganash. James, bien que ses parents étaient toujours vivants et proches, il refusait quand même de retourner à la maison. Il ne voulait pas rentrer chez lui. Il revenait constamment chez nous en courant chaque fois qu'on le ramenait à la maison. Finalement, on l'a laissé faire ce qu'il voulait.

3. À votre connaissance, pourquoi certaines personnes pratiquent-elles l'adoption selon les coutumes autochtones?

Pour ce qui est de Bruno, sa mère a été atteinte par balle et tuée quand il était un bébé. Quand les frères et sœurs de Bruno ont été emmenés de Val-d'Or, j'avais déjà dit que je ne prendrais plus d'enfants. Après James, c'était fini pour moi. James m'a fait la vie dure, et je ne voulais plus prendre d'autres enfants après lui.

Quand les enfants sont arrivés à Waswanipi de Val-d'Or, on a été invités à une réunion organisée par la famille Blacksmith. Ils m'ont immédiatement demandé si je pouvais prendre un des enfants avec moi. Je leur ai dit que j'avais l'intention de ne plus m'occuper d'enfants à l'avenir. Ils étaient déjà au courant de ma décision quand ils m'ont posé cette question. Ils m'ont demandé de prendre Leroy ou Bruno. Je leur ai dit que je ne pouvais pas.

Je commençais à être malade. Mon corps ne pouvait pas en prendre plus. Je leur ai dit que c'était fini. J'ai ensuite dit à mon mari qu'il était temps de rentrer à la maison. J'ai précisé que je n'étais pas capable de prendre Bruno, il était beaucoup trop jeune. Cinq minutes après que nous soyons arrivés à la maison, les policiers se sont garés dans notre stationnement et nous a apporté l'enfant.

Ils nous ont dit qu'on devait le garder pendant au moins quatre jours, le temps de remplir tous les papiers et de lui trouver un foyer. J'ai donc accepté de le garder. Les quatre jours sont passés et, aujourd'hui, il a vingt-trois ans et il est toujours avec nous! (Ils rient.)

Je ne pouvais pas le laisser partir, même si j'avais décidé en moi-même de ne plus garder d'enfants. Mon cœur voulait le garder. J'ai donc décidé de le garder et de l'élever. Aujourd'hui, il se débrouille bien et tout va bien. Il est très intelligent.

4. Selon vous, est-ce que les pratiques traditionnelles que vous connaissez bien sont les mêmes qu'avant?

Ce n'est plus la même chose qu'avant. D'autres personnes pensent peut-être le contraire. Je ne les vois pas être appliquées. Je sais ce que c'est. Les gens ont tendance à choisir la voie facile. Les enfants que j'ai gardés, je les ai nourris avec de la perdrix grillée et ils ont très bien grandi. C'est comme ça que j'ai élevé les enfants qui étaient sous ma charge. C'était comme ça pour moi.

Selon vous, depuis les dix dernières années, ces pratiques ont elles diminué, augmenté ou sont elles restées les mêmes?

Elles ne peuvent pas rester les mêmes. Je vois beaucoup de choses qui ne sont pas comme dans le temps. Le mode de vie des Cris n'est pas pratiqué.

6. Pensez-vous que ces pratiques traditionnelles sont reconnues par le gouvernement du Québec?

Si vous regardez les enfants que j'ai aidé à élever, je n'ai reçu aucune aide pour Alex, Alice, James et Clifford. J'en ai reçu pour Bruno par contre. On m'a confié les enfants et je n'ai reçu aucune aide d'aucune sorte. Je n'ai même pas reçu leur allocation familiale. Même le gouvernement fédéral ne m'a pas aidée. J'ai eu du mal à obtenir l'allocation de la famille de Bruno. Ils m'ont dit que je ne pouvais pas l'avoir et que j'allais seulement recevoir l'aide du programme de bien-être. J'ai reçu de l'aide pendant seulement deux ans pour Bruno. Nous avons élevé tous les enfants par nous-mêmes.

7. Si elles sont reconnues, croyez-vous que ces pratiques augmenteront, diminueront ou resteront les mêmes?

Peut-être qu'elles resteront les mêmes. (Elle rit.) Seules quelques personnes se soucient des enfants. On me demande encore aujourd'hui de m'occuper d'enfants. Je dois refuser. (Wally) En tant qu'aînés, on doit arrêter. On est trop vieux et malades pour continuer. Donc ça reste probablement pareil.

8. Dans le système québécois actuel, les services sociaux évaluent les parents qui veulent adopter un enfant. Croyez-vous que les services sociaux devraient participer au processus d'adoption selon les coutumes de vos communautés? Pourquoi?

Pour ma part, je suis certain que je n'ai jamais reçu d'aide pour les enfants que j'ai eus. Les services sociaux ne m'ont jamais amené d'enfants. Les gens m'amenaient généralement leurs propres enfants. Ils devraient contribuer. J'ai gardé l'enfant d'Alice pendant qu'elle était en prison. C'est eux qui me l'ont confié. C'est récent et mon chèque est probablement au bureau. (Emma) Pour ma part, je ne sais pas comment ils peuvent aider. (Wally) Les enfants devraient recevoir de l'aide et de l'attention immédiatement. Ils devraient aller vérifier comment ça se passe dans les maisons.

Je m'occupe du fils de Clifford aujourd'hui. Clayton, le fils de Clifford, habite avec nous. Quand j'avais Clifford sous ma charge, ils (la famille Gull) n'ont jamais voulu remplacer le nom de famille de Clifford par Saganash. Je m'en occupais et ils voulaient qu'il garde leur nom, et ils ne s'en occupaient pas pendant qu'il était chez moi. Ella voulait le garder mais elle ne l'a pas fait parce qu'elle ne pouvait pas.

9. Savez-vous s'il y a ou s'il y a eu des adoptions légales en vertu du système québécois au sein de votre communauté? Ce nombre augmentera-t-il, diminuera-t-il ou restera-t-il le même?

Je n'en ai jamais vu, et je ne sais rien à ce sujet. Il restera probablement le même. Rien ne va changer. Tout va probablement rester comme maintenant.

C'est comme... je n'ai jamais reçu d'aide quand j'en ai demandé. Même en passant par le programme de bien-être. Quand Marlene Dixon m'a demandé si je recevais de l'aide pour Bruno, je lui ai dit que je n'avais rien reçu, elle m'a aidé à obtenir de l'aide financière. C'est la seule fois que j'ai reçu de l'aide.

10. Savez-vous s'il y a plus d'adoptions selon les coutumes autochtones ou plus d'adoptions légales au sein de votre communauté?

Je vois comment les enfants autochtones sont retirés de leur foyer à cause de l'alcool. Les enfants sont placés quelque part et les tuteurs reçoivent de l'argent. Je n'ai jamais eu ce genre d'aide pour les enfants que j'ai élevés. Même s'ils gardent les enfants seulement pour deux ou trois jours, ils reçoivent beaucoup d'argent. Ce n'est pas surprenant que ces parents continuent de boire. Ils ont de l'aide de toute façon. Je vois plus la façon que les blancs ont de s'occuper des enfants.

11. Y a-t-il quelque chose que vous voudriez dire ou ajouter?

(Emma) Je ne sais pas comment les blancs élèvent leurs enfants. Ils prennent les enfants, les placent et parfois les déplacent et payent les gens. C'est comme ça. (Wally) En tout cas, quand les enfants sont dans une bonne maison, ils ne quittent pas ceux qui prennent bien soin d'eux. Ils savent et ils comprennent ça. Ils savent où ils ont appris et ils ont appris auprès de ceux qui ont bien pris soin d'eux. En voyant le mode de vie de leurs tuteurs, ils ont appris par observation.

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